Arche de Noé

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L’amour

Comment vous aborder… J’ai du mal…

Ô vous qui n’aimez pas, qui ne nous aimez pas, nous continuerons à vous aimer, à avoir pitié de vous, aussi, car vous n’arrivez pas à « aimer » sans condition. « Je ne sens pas celle-là ou celui-là » ! Franchement, c’est le cadet de nos soucis, puisque nous vous aimons, et quand nous aimons, nous ne souhaitons que vous voir, libres, heureux, que voir vos cœurs débordants de stupidité, paisibles, palpitants de satisfaction : « Super, je n’aime pas celui-là, donc je suis une personne importante. » Non, mes pauvres petits, vous n’êtes rien, vous vous faites des illusions, vous êtes seulement entourés de gens, pas mieux que vous, qui vous font croire que vous êtes sur la bonne voie, alors que vous êtes totalement à côté de la plaque. Patientez, il viendra le jour où vous aimerez, juste aimer, sans condition, car vous aurez fait très mal à votre cœur en haïssant l’autre. Ce jour viendra… Vous aurez besoin de vous sentir aimés sincèrement, sans cette hypocrisie sociale. Pauvres petits, croire que ne pas aimer l’autre, l’empêchera de vivre, est un sot raisonnement, ce que vous pensez de vous-mêmes est totalement erroné, vous ne pourrez nullement faire de votre petite personne, une grande en rejetant l’autre… Pauvres petits, vous êtes déraisonnables… fous… pathétiques ! Vous vous démenez pour être les meilleurs, mais réveillez-vous, vous l’êtes déjà, vous le serez encore plus, si vous arriverez à aimer tout le monde sans exception…

Cet amour pour l’autre quel qu’il soit : intellectuel ou manuel, riche ou pauvre, fou ou raisonnable, sain ou malade, croyant ou athée, à ce moment de l’Histoire de l’humanité, doit se trouver en chacun de vous, doit être semé, cultivé et propagé, afin que vos enfants le récoltent et s’en rassasient. La guerre, la haine sont faciles, mais pour l’amour et la tolérance, il faut un  travail titanesque, des sacrifices, pour les acquérir. C’est un énorme défi à relever que seuls les forts, les importants, les preux peuvent faire, sinon, rejeter l’autre, le dénigrer, est le chemin le plus facile, le moins coûteux en efforts… Que vous êtes paresseux ! Vous n’aimez pas affronter, monter sur les gigantesques vagues et œuvrer, pour vous donner la contenance que vous rêvez d’avoir. Et pour en terminer avec ces picotements de conscience (si vous en avez), ce martèlement de morale (presque inexistante), les justifications des esprits malicieux, lâches ne manquent pas. Un rude travail, que seuls ceux qui veulent vraiment être considérés, élevés, entament dans le but d’égaler la divinité, de répandre l’amour et d’en finir avec tout ce qui ne l’est pas. Parce que seuls l’amour et la santé n’ont pas de substitut.

L’amour est nécessaire, plutôt vital, pour un monde fou de bonheur. Rois, chefs d’États, vous êtes élus pour rendre vos peuples heureux, et bizarrement, votre objectif, que votre peuple soit le plus heureux, est un point commun que vous partagez tous, mais comment procédez-vous, comment semez-vous ce bonheur entre vos sujets ? Vous vous démenez pour rendre vos peuples heureux, est-ce pour cela que vous faites les guerres ? Vous faites la guerre pour avoir la paix ? Quel raisonnement ! Si je vous dis qu’il y a plus simple, qu’il y a un antidote à la haine, et si vous trouvez un remède plus efficace, vite, répandez-le, enseignez-le-nous, nous serons vos premiers disciples. Brandissez, dégainez : L’AMOUR ENGENDRE LA PAIX et protégez vos peuples avec, défendez vos territoires, c’est une arme irréfutable, qui ne fait pas de dégâts dans les deux camps. Quelle joie de savoir que votre souci permanent est de rendre vos sujets heureux, de semer l’amour entre eux. J’imagine un feu d’artifice fait de mots étincelants de bonheur, une explosion de stabilisation psychologique et non une psychose, des émotions chaleureuses, affectueuses et non la peur du lendemain, de ce qui va arriver, car quand l’amour lie les sujets, ils se sentent en sécurité, cette sécurité que vous cherchez en déclenchant des guerres, qui engendrent le chaos, ce que craignent vos peuples… Oui, c’est magnifique de cultiver l’amour. Loin de vous dire que vous êtes illogiques, mais heureux est celui qui répand l’amour, celui qui relève haut le défi. Un véritable exploit, que seuls les GRANDS peuvent réaliser. Non, Majestés, l’amour n’est pas une faiblesse, mais une grandeur d’esprit, la haine n’est pas une force, mais un déséquilibre psychologique.

Aimer s’apprend dès le plus jeune âge, ne pas laisser place à la haine. « Dehors ! Les cœurs débordent d’amour, il n’y a aucun recoin pour vous. » Je ne suis pas d’accord avec celui qui a dit : « L’éducation, c’est la famille qui la donne, l’instruction c’est l’État qui la doit », car l’enfant dont Victor Hugo parle, quand il arrive au seuil de l’école, devient sujet de l’État, dont elle doit vraiment se soucier pour sa formation entière, un sujet excellent dans toutes les matières, avec un déséquilibre psychologique, se servira de ce que lui a enseigné l’État, pour détruire, si elle ne lui apprend pas en même temps à aimer… L’école enseignera au jeune que l’amour est un magnifique sentiment, qui ne se vend pas, ne s’achète pas et ne se donne pas en vue d’un quelconque échange de faveurs. Quand on aime, on n’attend rien en retour que de l’amour. L’amour, c’est éprouver un magnifique sentiment pour les autres quels qu’ils soient, riches ou pauvres, saints ou disciples, adultes pleins de vie ou vieux ridés, beaux ou laids, intelligents ou sots, ceux qui le méritent et ceux dont nous pensons qu’ils ne méritent aucune attention de notre part, car toute personne sur cette terre, doit être aimée, quels que soit sa stabilisation sociale, rien ne doit altérer ou conditionner cet amour que vous portez aux autres. Ainsi vous découvrirez un autre monde, le monde des Hommes, une purification de votre cœur, votre esprit sera plus léger, une grandiose clarté envahira votre âme, vous serez transfiguré, car ce que vous donnez sera loin de toutes les conventions sociétales et de tout conditionnement affectif ou sentimental. Nous vous aimons, non pas parce que vous le méritez, mais parce que vous êtes là, nous vous avons croisés ou vous êtes passés à travers notre vie.

Le jour où nos gouvernants s’éveilleront, et ils doivent l’être tous en même temps, car il n’est pas possible qu’une personne baisse son arme, alors que l’autre la porte contre lui, le monde changera. Gardons espoir, la vie de nos enfants, de nos petits-enfants et de nos arrière-petits-enfants sera un jardin empli de cœurs d’amour. Il ne leur restera plus que de s’occuper de la santé des uns et des autres, et avec l’amour, les choses seront plus simples… Avez-vous saisi ce que je dis ?

L’amour sera bientôt enseigné dans les écoles, ne comptons pas sur les parents, car ils sont sous la responsabilité de l’État, et il est du devoir de cette dernière d’apprendre à tout le monde comment aimer, comment avoir de belles intentions, de merveilleux sentiments et toute la chaleur humaine qui en découle. La solution est d’apprendre en classe, à l’enfant comment aimer, et de retour à la maison, il transmettra la leçon à sa famille indirectement. Et l’ensemble des familles constitue le peuple, la nation… Imaginons, notre nation heureuse… Inculquer à nos enfants que l’argent fait le bonheur, qu’il faut le gagner à n’importe quel prix, que les diplômes sont rois, que la maladie touche les malchanceux, est fou. Mettre en tête des enfants, qu’il faut gagner de l’argent, le multiplier, construire, bâtir et oublier d’où l’on vient : la terre, la nature, est insensé… Ayez pitié de nous !

Un jour, nos gouvernants comprendront et établiront dans les programmes scolaires ce qu’est une vie, pour conclure qu’il n’est pas nécessaire de haïr et détester, dire cette phrase que je n’arrête plus d’entendre : « Je ne sens pas trop ce collègue ! » « Mais bon sang qu’est-ce qu’il vous a fait ? » Vous n’êtes qu’un objet qui n’est rien d’autre que le moyen de transport de votre âme, et qu’elle doit quitter dans un certain temps, vraiment court par rapport à l’âge de l’univers, comme la vie des chrysopes qui naissent et meurent le même jour. Ce moyen, cette chose ou ce corps où est installée votre âme, vous pouvez l’embellir autant que vous voulez, par du maquillage, des aliments triés minutieusement, vous pouvez faire appel aussi à la chirurgie esthétique, autant que vous voulez, votre corps, que vous pensez votre image, va finir par se froisser, périr, il ne vous restera plus que votre âme, aussi moche que votre corps, car vous n’aurez pas su lui apprendre à aimer. Ce que vous avez fait, ce que vous avez donné, se perpétuera, après vous, car vos ouvrages, d’amour ou de haine, auront un impact sur ceux que vous rencontrerez dans votre vie, les influenceront, et feront d’eux ce qu’ils sont, et à leur tour, ils transmettront ce que vous leur aurez enseigné, aux autres, inconsciemment, et cela s’enchaîne. Voyez-vous, humain, quel génie vous êtes ? Comme il vous est facile de rendre le monde heureux, baignant dans le bonheur… Si seulement vous pouvez comprendre !

L’amour est un cocon, une membrane solide, si vous continuez à vous aimer et surtout à aimer l’autre, les autres, un amour dénué d’intérêt mercantile ou autres, vous êtes à mille lieues des maladies de l’esprit, contre lesquelles la médecine ne trouve jusqu’à aujourd’hui que des cachets, un ensemble d’éléments chimiques, compressés dans une capsule, que vous devez avaler, pour alléger ce manque d’amour, cette chaleur humaine qui peut faire des miracles. Oui, si vous vous sentez aimé, si vous aimez, continuez, n’arrêtez surtout pas, ne tournez pas la tête non plus, allez-y, vous êtes sur la bonne voie, la vraie. Peu importe la haine, la méchanceté, la jalousie qui sont en vous, c’est normal qu’elles existent, mais ce qui n’est pas normal, c’est de les cultiver, de leur donner une énorme place, de l’importance. Avec un amour puissant, elles seront quasi inexistantes dans votre cœur, un cœur heureux d’aimer, et d’être aimé… Que c’est merveilleux, comprenez, s’il vous plaît…

Les épis pleins s’inclinent modestement,

Et les vides, gardent, vers le ciel, la tête bien levée.

(poésie arabe)

  • Auteur : Rmili Fatiha
  • Date de parution : 04/05/2017
  • Thème : La vie en société
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Updated: 23/08/2018 — 00:02

7 Commentaires

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  1. Très beau texte. D’ailleurs, tous les textes de cette plate-forme doivent être lus avec attention. Je ne sais pour quelle raison, vous avez pris cette initiative : à travers des textes simples à lire, passer un beau message, faire un rappel, dire le plus important de l’existence : L’humanité. Oui, de tous vos textes et ceux de vos jeunes auteurs se dégagent une chaleur, une certaine humanité… Ce texte m’a renvoyée au bon vieux temps, quand nos voisins étaient nos amis, quand nos amis étaient notre famille, quand le lien entre les membres de notre famille (ou des familles d’autrefois) était indéfectible…. Hélas !

    France

    France

  2. La lecture m’a beaucoup plus. Je ne veux pas casser votre enthousiasme, dire que la guerre est naturelle et la paix est culturelle. Il n’est pas de la nature de l’homme de vivre en paix ni avec lui même ni avec l’autre, mais bon, espérons que cela changera un jour, surtout qu’on abuse trop de la violence en ces temps…

    France

    France

  3. On aspire tous à une vie pleine d’amour, mais on ne fournit pas d’effort pour passer les obstacles et changer…
    La lecture m’a plu, surtout que je n’aime pas passer des heures à lire…ça, c’était autrefois

    France

    France

  4. C’est un texte très joli qui reflète parfaitement le thème de l’amour avec un grands A. Bravo !

    France

    France

  5. Il n’y a que l’amour, l’amour avec un grand A, l’amour universel envers les autres, quelles que soient nos différences, qui pourra sauver notre humanité… très beau texte en tout cas, bravo à l’auteur.

    Luxembourg

    Luxembourg

  6. Beau texte. Si tout le monde pouvait le lire… et en tirer la leçon. …ça serait bien… Allez-y madame, vous êtes sur une voie intéressante …

    France

    France

  7. Un texte empli de belles valeurs très utiles pour notre société. Bonne continuation !

    France

    France

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